Accueil Maternité Au début, c’était loin d’être une évidence

Au début, c’était loin d’être une évidence

écrit par Lu 27 décembre 2016

C’est marrant comme la maternité peut-être différente d’une maman à une autre. 

Il y a une an de ça, quand mon fils est né, on me l’a posé du le ventre, comme pour beaucoup de maman, afin de faire connaissance. 

C’est souvent un moment magique. 

Attention ce qui suit est personnel, je n’en ai parlé à personne, même pas au papa.

 

Logiquement, cet instant déclenche une vague d’émotion. Beaucoup pleure, beaucoup sont émues, beaucoup bisoutent leur nouveau-né. Oui mais pas moi. 

Je lui ai fait un bisou parce que je m’en suis sentie obligée. J’ai joué la personne super contente d’avoir son bébé dans les bras. Je lui ai caressé le visage “pour faire comme tout le monde“. Il me semble que j’ai du dire qu’il était beau, mais je n’en pensais pas un mot. 

Tout ça pour dire, que sa naissance, à Crevette, n’a rien déclenché en moi. Je me suis demandé ce que c’était, ce qu’il fallait que j’en fasse. C’était loin d’être une évidence. Aucune émotion. Je pensais pleurer. Rien. Aucune larme. 

Peut-être m’attendais-je à réagir comme l’image que véhicule les films et séries télé ? Peut-être pensais-je ressentir quelque chose de fort ? Mais cela n’est pas venu. Bien au contraire.

 

Il m’a presque parut long ce temps où il était posé sur moi. Je ne savais pas comment dire à l’auxiliaire de puériculture de le prendre. Je ne savais pas quoi faire de cette chose qui sortait de moi. 

Il n’y a pas eu de coup de foudre. 

Je pense que j’ai du réaliser et prendre conscience de tout ça au bout du deuxième jour. J’ai dû réaliser qu’il était à moi. J’ai commencé à le trouver beau, à lui faire des bisous, à le contempler de long en large et en travers. 

Aujourd’hui, je suis folle de mon fils. Je lui dis à longueur de journée que je l’aime. Je le couve. Je veux le gâter. Je suis une maman louve. Attention si tu t’approche trop (enfin ça dépend qui…)

Comme moi, l’instinct maternel ne se met pas en place de suite. Si tu lis ces mots que tu ressens la même chose, mais que ça dure plus longtemps, ne t’inquiète pas. Tu finiras par l’aimer ce petit bout. 

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4 commentaires
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4 commentaires

l0wra 27 décembre 2016 at 17 h 13 min

Merci pour ton courage !
Je pense qu’elles sont nombreuses à être comme toi … et comme moi. Pour moi non plus, ça n’a pas été une évidence dès les premiers instants. Ma gyné et sage-femme m’ont fait attrapé ce petit bébé encore rattaché au cordon et tout ce que je pensais, c’était “mais je n’ai plus la force”. Mon mari me disait qu’il était si beau, hein oui qu’il est beau, et je pensais juste “mais je suis fatiguée, j’ai mal, j’ai encore les contractions de la délivrance”. J’étais heureuse, d’une certaine façon, mais je n’avais pas encore le coeur à profiter, j’étais encore ailleurs. Ma mère m’a demandé “alors, tu as pleuré ahah ?”. Non, je n’ai pas pleuré. J’ai passé des heures à le regarder ce soir-là mais, lui et moi, on ne s’est vraiment rencontré que quelques jours plus tard, lorsque, enfin, on a pu se poser 🙂

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Lu 24 janvier 2017 at 7 h 39 min

Je n’ai absolument rien senti durant mon accouchement ni apres la faute à une péri un peu trop dosée. Mais voilà aucun déclic le jour J j’avais un tel détachement

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Entrelescailloux 28 décembre 2016 at 9 h 32 min

Je pense que c’est hyper personnel comme ressenti la naissance et du coup, la rencontre avec son bébé. Je trouve cela humain que ça soit pas le coup de foudre. On réagit toutes différemment. Et cela n’attache pas la relation future.

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Lu 24 janvier 2017 at 7 h 37 min

Heureusement que la relation à venir n’est pas entaché mais à la base je ne voulais pas d’enfants alors est-ce que ça vient de là?!

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